Attention,
poids lourd en vue. Le dieu Alan Moore scénarise
et le grand Alan Davis dessine. Une dream-team s'est
penchée
sur le berceau de cette série qui était
pourtant assez moribonde au premier abord.
Alan
Moore reprend en main le personnage et le dépoussière
un grand coup. Les premiers épisodes (chaque épisode
faisant 8 pages) servent à redéfinir efficacement les
bases du personnage. Dès lors, on est tout de suite laché dans
l'arène.
Brian
Braddock est un personnage intéressant. Naïf et
finalement peu héroïque. Il ne saura rien de la manipulation
qu'il subit par des forces le dépassant. Tout se joue sur
un échiquier géant et les personnages
ne sont ici que des pions.
Alan
Davis nous montre ici son style des débuts. Ceux qui
sont habitués à son trait actuel seront surpris ou
choqués, mais on s'habitue finalement très bien à l'affaire. Il
s'améliore d'épisode en épisode pour atteindre
le summum lors du combat final. Psychédélique, étrange,
il parvient à son but : rentranscrire l'inimaginable.
Certainement
l'un des albums de l'année.