
Wolverine, sûrement le plus populaire des mutants, a connu
une relaunch de sa série sous le label Marvel Knights.
Pour appuyer le clou, une nouvelle équipe créative
est arrivée sur le titre. Greg Rucka a fait un run de
19 numéros avant de laisser la place au célèbre
Mark Millar (Authority, Ultimates, Marvel Knight : Spider-Man).
Ce run a duré 13 épisodes. Deux arcs de 6 épisodes
chacun plus un one-shot sans lien avec les 12 épisodes
précédents et où Kaare Andrews remplace
John Romita Jr aux crayons.
L'histoire?
Wolverine rend un service à un ami au Japon. Il ignore
qu'il tombe dans le piège des forces combinées
de l'Hydra et de la Main.
Cette dernière va le tuer pour mieux le ressuciter afin
d'en faire une arme de guerre à sa botte.
Wolverine va devoir lutter contre ses démons intérieurs
et supporter le fait qu'on lui ordonne de combattre ceux qui
sont ses amis.
Nick Fury ou Elektra jouent des rôles importants
dans cette histoire, mais on peut y croiser aussi les X-Men,
les Vengeurs,
Daredevil, les Fantastiques ou encore Spider-Man.
Ces douze épisodes sont d'excellente facture. Le trait
aggressif de Romita Jr convient très bien à cette
histoire où l'action est rondement menée et mise
au premier plan.
Les
dilemmes moraux sont bien évidemment mis aussi sur
le devant. Là où Rucka s'intéressait à la
bestialité de Wolverine, Millar travaille sur ses remords
en tant qu'homme. En tant que machine dépouillée
de son libre arbitre. Il se bat contre cette face sombre de
lui-même
qui accepte cette domination et y prend plaisir.
Ces douze numéros sont rondement menés et se laissent
lire sans problèmes. Un nouveau chapitre de l'histoire
du griffu a été écrit.
Le one-shot qui conclut la saga est différent.
Millar
explique d'ailleurs que l'astuce principale de cet épisode
lui a été soufflée par le grand Will Eisner.
Dans
un camp de concentration nazi, un nouvel officier arrive afin
de superviser l'extermination des juifs. Parmi
les prisonniers, un attire son attention. Un homme qui ne dit
rien mais qui l'insupporte au point qu'il le fasse abattre. Mais
l'homme ne veut, semble-t-il, pas mourir.
Un épisode grandiose illustré par Andrews. Avec
cette histoire, Millar termine son run de façon atypique
et pose la dernière pierre de ce qui deviendra pour sûr
un run classique dans l'histoire de Wolverine.
Le
run de Millar a été publié en France
dans le magazine Wolverine du numéro 136 au 147.